Hermetic Order of the Golden Dawn

Le parti grec Aube Dorée a pour nom l’ordre luciférien fondé en 1888 en Angleterre par William Westcott ? Comprenant à la fois people tels qu’Annie Horniman, Florence Farr et William Yeats (même Mick Jagger a déclaré en faire partie dans une des survivances de l’ordre) mais également de véritables sorciers tels qu’Aleister Crowley, Theodor Reuss ou Samuel « Mac Gregor »  Mathers, il est curieux qu’une association populaire, certes la seule à défendre le peuple grec face à la Troïka, prenne au hasard nom rappelant on ne peut plus une loge élitiste digne des représentants qu’elle dit combattre…


Selon Wikipedia.fr [Golden Dawn]
L’Hermetic Order of the Golden Dawn in the Outer (Ordre Hermétique de l’Aube Dorée à l’extérieur) était une société secrète anglaise qui fut fondée à Londres par William Wynn Westcott en 1888, avant de se disloquer, de 1900 à 1905, à la suite de conflits internes. S’inscrivant dans la mouvance occultiste propre au dernier tiers du xixe siècle, la « Golden Dawn » (c’est ainsi qu’est communément désigné l’Ordre) se présentait comme une école consacrée à l’étude des sciences occultes (à leur systématisation, leur organisation) et à leur enseignement.

Le « schisme de 1900 »

Ce rejet massif de l’autorité de S.L. Mathers fut la réaction de l’« Isis-Urania » lorsqu’il tenta de soumettre l’Ordre à son contrôle total. La méfiance des Adeptes de Londres s’intensifia à la suite de l’expulsion de Annie Horniman, qui fut la bienfaitrice, et la bourse du couple Mathers. Malgré ce que disent certains auteurs ne connaissant pas l’historique de l’Ordre, ce ne fut pas à la suite de l’initiation d’Aleister Crowley (à l’époque encore jeune initié que rien ne distinguait des autres) par Mathers au temple parisien « Ahathöor ». Aussi, après que Mathers eut envoyé son nouvel initié pour tenter de faire plier les membres du temple londonien et d’imposer à tous sa nouvelle vision autocratique de l’Ordre, ainsi que les Rituels et enseignements que lui seul avait écrits, ce dernier préféra faire scission, ne reconnaissant que l’autorité de Westcott et Florence Farr et entraînant en même temps dans son camp les autres Temples de Grande-Bretagne.


Selon Epiphanius [Maçonnerie et Sectes secrètes : Le côté caché de l’Histoire, Editions Courrier de Rome 2005]

Chapitre XI – Les Sociétés secrètes européennes [page 169]

Aldous Huxley, avec son frère Julian, eut pour tuteur à Oxford H.G. Wells, membre lui aussi de la Golden Dawn, qui le présenta à Aleister Crowley. Entre-temps Aldous avait été initié aux « Fils du Soleil », secte dionysiaque à laquelle appartenaient les fils de l’élite de la Round Table britannique. Golden Dawn et en 1929 lui fit connaître les drogues psychédéliques, de telle sorte que, vers la fin des années trente, Huxley, en collaboration avec Christopher Isherwood, Thomas Mann et sa fille, Elisabeth Mann-Borghese née en 1918, jeta les bases de ce qui serait la culture du L.S.D., dans le cadre du culte d’Isis.


Selon Jean Robin [La véritable mission du comte de Saint-Germain, Editions Guy Trédaniel, Paris 1986]

Chapitre IV – D’autres viendront qui reprendront le flambeau

II y a là plus de clefs qu’il ne nous en faut pour décrypter l’histoire occulte de certaine « tradition initiatique » à laquelle semble bien se rattacher le comte de Saint-Germain, comme nous l’alions voir. Car l’empereur Sigismond dont il vient d’être question n’est autre que Sigismond de Luxembourg, roi de Hongrie en 1387 et empereur d’Allemagne de 1411 à 1437. Il fonda en 1418 l’Ordre du Dragon renversé, qui avait officiellement pour mission de défendre la Chrétienté contre les Turcs. C’est à cet Ordre qu’appartint Vlad IV de Valachie, monté sur le trône en 1455, et que l’on appela pour cette raison le fils du Dragon : Dracula… Car cet inquiétant personnage n’avait pas été inventé en 1897 par le journaliste et écrivain irlandais Bram Stoker — membre de la Golden Dawn. C’est Arminius Vamberry, professeur à l’université de Budapest, qui fournit à Stoker — rencontré à Londres — certaines précisions historiques dont ce dernier avait besoin pour esquisser le cadre de son récit. Quant à la réalité « occulte » de Dracula, Stoker bénéficiait pour la cerner de sources d’information moins universitaires.

L’Ordre du Dragon, sous ses apparences « chevaleresques » et catholiques, dispensait en effet ce que nous sommes bien contraint d’appeler, faute de terme plus approprié, une « initiation vampirique ». Ce qui a au moins le mérite de la clarté. Le Dragon n’est-il pas le gardien du sang éternel, du fluide vital ? Dans la saga nordique en particulier, Siegfried tue le Dragon pour s’approprier, avec son sang, des pouvoirs nouveaux, et même l’immortalité. Le récit symbolique cité plus haut — et qui offre certaines similitudes avec les voyages de Christian Rosenkreutz — atteste que l’Ordre véhiculait des mystères d’origine égyptienne (et selon toute vraisemblance « séthiens »). L’auteur de la Magie sacrée d’Abramelin, après avoir été rattaché à cette tradition, avait lui-même initié (quoique partiellement) l’empereur Sigismond ; et ce dernier avait fondé l’Ordre du Dragon, dont le rituel était précisément basé sur la magie d’Abramelin. Or, quatre siècles plus tard, on retrouvait ce même rituel d’Abramelin au sein de la Golden Dawn, à laquelle appartenait Bram Stoker, l’auteur de Dracula ! Oui, décidément, tout s’éclairait. Et l’on voit qu’il s’agissait en l’occurrence de bien autre chose que d’une œuvre d’imagination, même si Bram Stoker, pour éviter les foudres de l’Angleterre victorienne, avait « moralisé » la fin de son roman, en faisant mourir Dracula. En fait il s’agissait, là encore, de détourner les soupçons. Doit-on en conclure que les vampires personalities qu’il affirme avoir rencontrées à Londres n’étaient autres que ses frères en initiation ?

On objectera que les seules informations que Stoker reconnaisse avoir reçues lui venaient de son « ami Arminius » (Arminius Vamberry), dont l’apport, manifestement, avait compté pour lui. Il est bien évident pourtant que Stoker n’allait tout de même pas livrer au public les secrets de la Golden Dawn ; et Vamberry représentait en l’occurrence une caution universitaire, une « couverture », en quelque sorte, destinée à rassurer et à égarer les lecteurs trop curieux. Mais même ce dernier point mériterait d’être quelque peu approfondi ; car dans le livre de Stoker, les épisodes « non légendaires » de la vie de Dracula sont à peine mentionnés. On peut donc légitimement se poser la question suivante : N’est-ce pas plutôt de tout autre chose que de l’histoire officielle de Dracula, qu’Arminius Vamberry entretint Stoker à Londres ? Car l’« ami Arminius » était le contraire d’un rat de bibliothèque. Grand voyageur, homme de terrain, il avait sillonné l’Asie centrale, et certains n’avaient pas hésité à le comparer au comte de Gobineau. Faut-il penser alors que Vamberry appartenait lui aussi à une société secrète et qu’il était chargé de faire le lien entre la Golden Dawn et les centres historiques du « vampirisme » en Europe orientale, où la tradition était encore vivante ?

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