Moina Bergson Mathers

René Guénon : « Ajoutons que Mme Mac-Gregor [son mari a initié Crowley à la Golden Dawn], la « Grande-Prêtresse Anari », est la sœur de M. Bergson […] il y ait incontestablement plus d’un point de ressemblance entre les tendances du théosophisme et celles de la philosophie bergsonienne. » (Le Théosophisme – Histoire d’une pseudo-religion, chapitre III) . A noter que la Société Ouverte de Popper et de Soros reprend le concept développé par Henri Bergson…


Selon Wikipedia.fr [Moina Bergson Mathers]

Moina Bergson Mathers (née Mina Bergson le 28 février 1865 à Genève décédée le 25 juillet 1928 à Londres) était une artiste et occultiste. Elle était la sœur d’Henri Bergson et l’épouse de Samuel Liddell MacGregor Mathers. Elle participa à la fondation de l’Ordre hermétique de l’Aube dorée puis elle dirigea la société qui en prit le relais l’Ordre Rosicrucien Alpha & Omega.

Mina Bergson était une amie proche d’Annie Horniman qu’elle rencontra lors de ses études à la Slade School of Fine Art.


Selon René Guénon [Le Théosophisme – Histoire d’une pseudo-religion]

Chapitre III – La Société Théosophique et le Rosicrucianisme

L’auteur de la lettre que nous venons de citer, qui est mort il y a quelques années, était le frère aîné d’un autre M. Mac-Gregor, représentant en France de l’Order of the Golden Dawn in the Outer, et également membre de la Société Théosophique. On fit quelque bruit à Paris, en 1899 et en 1903, autour des tentatives de restauration du culte d’Isis par M. et Mme Mac-Gregor, sous le patronage de l’écrivain occultiste Jules Bois (*), tentatives assez fantaisistes d’ailleurs, mais qui eurent en leur temps un certain succès de curiosité. Ajoutons que Mme Mac-Gregor, la « Grande-Prêtresse Anari », est la sœur de M. Bergson ; nous ne signalons d’ailleurs ce fait qu’à titre de renseignement accessoire, sans vouloir en déduire aucune conséquence, bien que, d’un autre coté, il y ait incontestablement plus d’un point de ressemblance entre les tendances du théosophisme et celles de la philosophie bergsonienne. Certains ont été plus loin : c’est ainsi que, dans un article se rattachant à une controverse sur le bergsonisme, M. Georges Pécoul écrit que « les théories de la Société Théosophique sont si étrangement semblables à celles de M. Bergson qu’on peut se demander si elles ne dérivent pas toutes deux d’une source commune, et si MM. Bergson, Olcott, Leadbeater, Mmes Blavatsky et Annie Besant n’ont pas tous été à l’école du même Mahâtmâ Koot Hoomi ou… quelque Autre » (*) ; et il ajoute : « Je signale le problème aux chercheurs, sa solution pourrait peut-être apporter un supplément de lumière sur l’origine bien mystérieuse de certains mouvements de la pensée moderne et sur la nature des « influences » que subissent, souvent inconsciemment, l’ensemble de ceux qui sont eux-mêmes des agents d’influences intellectuelles et spirituelles »(1). Sur ces « influences», nous sommes assez de l’avis de M. Pécoul, et nous pensons même que leur rôle est aussi considérable que généralement insoupçonné ; du reste, les affinités du bergsonisme avec les mouvements « néo-spiritualistes » ne nous ont jamais paru douteuses (2), et nous ne serions même nullement étonné de voir M. Bergson, suivant l’exemple de William James, aboutir finalement au spiritisme. Nous avons un indice particulièrement frappant, sous ce rapport, dans une phrase de l’Énergie Spirituelle, le dernier livre de M Bergson, où celui-ci, tout en reconnaissant que « l’immortalité elle-même ne peut être prouvée expérimentalement », déclare que « ce serait déjà quelque chose, ce serait même beaucoup que de pouvoir établir sur le terrain de l’expérience la probabilité de la survivance pour un temps x » ; n’est-ce pas là exactement ce que prétendent faire les spirites ? Nous avons même entendu dire, il y a quelques années, que M. Bergson s’intéressait d’une façon active à des « expérimentations » de ce genre, en compagnie de plusieurs savants réputés, parmi lesquels on nous a cité le professeur d’Arsonval et Mme Curie ; nous voulons croire que son intention était d’étudier ces choses aussi « scientifiquement » que possible, mais combien d’autres hommes de science, tels que William Crookes et Lombroso, après avoir commencé ainsi, ont été « convertis » à la doctrine spirite ! On ne dira jamais assez combien ces choses sont dangereuses ; ce n’est certes pas la science ni la philosophie qui peuvent fournir une garantie suffisante pour permettre d’y toucher impunément.


Voir également Les postérités de la théosophie: du théosophisme au New Age de Politica Hermetica

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