Hermetic Society

Cette branche de la Société Théosophique (1875, par Helena Blavatsky) a été fondée par Anna Kingsford en 1884. Cette dernière, auteur de « The Perfect Way, or Finding of Christ » en 1882 (qui aurait influencé Henri Bergson selon René Guénon), voulait utiliser cet ordre pour « faire repartir l’Église à zéro, qui selon elle avait perdu ses fondamentaux issus de l’ésotérisme païen (mystères hermétiques égyptiens ou grecs) et voulait nettoyer le christianisme de tous les ajouts et distorsions qui s’y étaient agrégés depuis l’origine. Là se trouvait son principal point de désaccord avec les théosophes : pour eux l’étude des traditions ésotériques et occultes prouvaient les absurdités du christianisme et donc sa disqualification. »

Selon Wikipedia.fr [Hermetic Society]

L’Hermetic Society fut fondée par Anna Kingsford le 9 mai 1884 afin de développer une spiritualité nouvelle par l’étude principalement du christianisme ésotérique.

Histoire

Création

Anna Kingsford dans sa quête spirituelle s’était d’abord tournée vers la théosophie. Elle avait été accueillie à bras ouverts par la Société théosophique et avait pris la présidence de la Loge londonienne de cette société en 1883. Cependant, elle s’était rapidement heurtée au concept des révélations par les Mahatmas. Une controverse avec Alfred Percy Sinnett auteur d’Esoteric Buddhism avait tourné à l’affrontement. En avril 1884, Anna Kingsford avait pris la tête d’une loge hermétique de la société théosophique. Dès sa deuxième réunion, la loge se transforma en Hermetic Society, transformation entérinée le 9 mai suivant1.

Travaux

L’Hermetic Society commença donc en tant que « Loge hermétique de la Société théosophique ». La première réunion de la loge eut lieu le 9 mai 1884, chez Charles Carleton Massey. Parmi les personnes présentes, outre Anna Kingsford, Edward Maitland, Charles Carleton Massey et Henry Steel Olcott, se trouvait Oscar Wilde accompagné de son frère et de sa mère chez qui Anna Kingsford avait déjà été reçue. Après la décision d’Olcott d’interdire aux théosophes d’appartenir aux deux loges, le 9 mai 1884, la loge hermétique se transforma définitivement en Société hermétique. Lors de cette première séance, elle donna son interprétation, publiée ensuite dans Dreams and Dream Stories de la légende de Saint Georges et le dragon : le dragon est le matérialisme, la jeune femme l’âme humaine que la société sacrifie au dieu de la consommation et Saint Georges est Hermès2.

Les orateurs lors des réunions de l’Hermetic Society furent Anna Kingsford et Edward Maitland, Charles Carleton Massey (qui avait lui aussi démissionné de la Theosophical Society, mais aussi Arthur Lillie, un ancien officier de l’armée des Indes britanniques et spécialiste du bouddhisme, ou le poète Roden Noel. Au printemps 1885, l’affluence moyenne aux conférences était de trente-cinq personnes. Les compte-rendus des réunions étaient publiés dans le journal spiritualiste Light. Les conférences d’Anna Kingsford furent reprises dans The Credo of Christendom publié après son décès en 19163MacGregor Mathers participa aux travaux de l’Hermetic Society en 1886 et donna une conférence sur la Kabbale le 3 juin. Quant àWilliam Wynn Westcott, il vint parler du Sefer Yetsirah. Les réunions rassemblaient alors jusqu’à cinquante personnes4.

Présidents

Après la mort d’Anna Kingsford, la société fut dirigée par William Butler Yeats.

But

Anna Kingsford et son compagnon spirituel Edward Maitland désiraient développer un « christianisme ésotérique » fondé sur l’étude des traditions occultes occidentales plutôt qu’orientales. Ces recherches se faisaient dans la lignée des travaux qu’Anna Kingsford avait publiés sous le titre The Perfect Way, or Finding of Christ en 18825.

Elle désirait utiliser cette Hermetic society pour faire repartir l’Église à zéro, grâce à une nouvelle « Église ésotérique ». Pour elle, l’Église chrétienne avait perdu de vue ses éléments fondamentaux issus de l’ésotérisme païen, principalement ceux des cultes à mystères hermétiques égyptiens ou grecs. Elle considérait la révélation christique comme la descendante et l’héritière de ces cultes et non comme la concurrent qui devait l’éliminer. L’étude du néo-platonisme, du gnosticisme des textes platoniquespythagoriciens ou hermétiques, de la Kabbale ou du soufisme montrait pour elle que le christianisme participait d’un mouvement plus vaste et plus ancien. Elle voulait que les membres de sa société hermétique travaillassent à nettoyer le christianisme de tous les ajouts et distorsions qui s’y étaient agrégés depuis l’origine. Ainsi, ils en retrouveraient la doctrine originelle et réelle. Là se trouvait son principal point de désaccord avec les théosophes : pour eux l’étude des traditions ésotériques et occultes prouvaient les absurdités du christianisme et donc sa disqualification. Pour Anna Kingsford au contraire, cela montrait la capacité du christianisme à participer au renouveau religieux6.

Postérité

L’Ordre hermétique de l’Aube dorée doit beaucoup à l’Hermetic society.

 

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