IG Farben

Firme allemande spécialisée dans les produits chimiques : ammoniac synthétique (grâce au prix Nobel de chimie Fritz Haber, du Kaiser-Wilhelm-Gesellschaft) et duquel étaient dérivés explosifs, biocides ou gaz d’exterminations (dont le Zyklon B), de l’essence synthétique (partenaire de la Standard Oil) ou des médicaments (et de la Fondation Rockefeller), certains de ses dirigeants furent, à Nuremberg en 1947, reconnus coupables de crimes de guerre et ses partenaires américains (dont Henry Ford et Paul Warburg) l’objet d’une controverse. En même temps, il est curieux que les Alliés aient tout bombarder, villes de civils comprises, sauf l’IG Farben…

Selon Wikipedia.en [Prince Bernhard]

Early life

The Prince eventually went to work for the German chemical giant IG Farben, then the world’s fourth-largest company (which survives today as BASFAGFA, and Bayer). He lodged with the exiled Russian nobleman Count Pavel Kotzbue and his wife the American-born Allene Tew. After training, Bernhard became secretary to the board of directors at the Paris office in 1935.


Selon Wikipedia.fr [Fondation Rockefeller]

Histoire

En 1939, la Fondation Rockefeller et le géant du chimique allemand I.G. Farben fonde « un trust de médicament ».


Selon Wikipedia.fr [IG Farben]

L’abréviation IG Farben désigne la société allemande fondée le 1er janvier 1925 sous le nom de IG-Farbenindustrie AGnote 1. Une « petite IG », par opposition à l’IG de 1925, a été fondée en 1905 par rapprochement concerté des sociétés chimiques BASFBayer et Agfa. Un conseil de gestion commun fut créé, mais chacune des sociétés conserva son identité propre.

IG Farben produisit de nombreux produits chimiques : ammoniac synthétique (duquel étaient dérivés des engrais azotés, des explosifs) et des biocides ou gaz d’exterminations dont le Zyklon B, de l’essence synthétique, desmédicaments, des colorants, des plastiques, du caoutchouc synthétique, des pellicules photographiques et des textiles.

Historique

L’entre-deux-guerres

Pendant la Première Guerre mondiale, la « petite IG Farben » a une position hégémonique et de monopole. Plus tard, durant la Seconde Guerre mondiale, la « grande IG Farben » affirmera avoir perdu 203 millions de marks en raison des dédommagements imposés par le Traité de Versailles et des discriminations commerciales qui ont suivi2. La défaite allemande en 1918 porte un coup très rude à l’industrie chimique allemande, car les Alliés confisquent tous ses actifs à l’étranger. Afin de faciliter et d’accélérer le retour de celle-ci sur la scène mondiale, six grandes sociétés chimiques décident de fusionner :

  • les trois sociétés de la « petite IG » (BASFBayer et Agfa) ;
  • Meister Lucius et Brüning/Höchst ;
  • Griesheim Elektron ;
  • Weiler ter Meer.

Juridiquement, il s’agit d’une « fusion-acquisition ». BASF y joue le rôle de la société acquérante en procédant à une augmentation de capital. Le siège de la nouvelle société est établi à Francfort-sur-le-Main. La marque Bayer désignait l’ensemble des médicaments d’IG Farben et la marque Agfa les produits photographiques (pellicules, appareils photos, optique).

De 1925 à 1939, IG Farben devient un empire industriel de tout premier plan. Grâce à un important groupe de recherche et de nombreux partenariats (en particulier avec la Standard Oil américaine3), elle a mis au point plusieurs procédés industriels très importants conduisant à de nouveaux produits :

Le premier président du directoire d’IG Farben fut Carl Bosch, jusqu’à sa mort en 1940. Hermann Schmitz, le directeur financier, lui succéda jusqu’en 1945.

En 1938, près de 54 % des ventes de colorants IG Farben sont faites à l’exportation pour 49,5 % des gains de Farben à l’étranger (202 millions de marks en 1939 et plus de 49 % de ses exportations4), finançaient les importations indispensables à la fois à la firme et au Troisième Reich5.

Après la Seconde Guerre mondiale

Article détaillé : Procès IG Farben.

Les dirigeants d’IG Farben sont jugés par un tribunal américain en 1947 à Nuremberg ; certains sont reconnus coupables de crimes de guerre et condamnés à des peines de prison18. La société est dissoute par décret en août 1950, et démantelée en 1952 en 12 sociétés héritières, dont AgfaBASFHoechstBayer AG et Dynamit Nobel. Une nouvelle société, IG Farben in Abwicklung (« IG Farben en dissolution »), est créée afin de régler des contentieux juridiques en cours. Celle-ci est dissoute à son tour en 2003.

Le siège social d’IG Farben (construit à Francfort-sur-le-Main par l’architecte Hans Poelzig et qui était, en son temps, le bâtiment le plus moderne d’Europe) fut récupéré intact par les Américains en 1945. Il a abrité jusqu’à la chute du Mur de Berlinle quartier général des forces américaines en Allemagne. Après leur départ, il a été entièrement rénové et transformé en un campus universitaire (Université Johann Wolfgang Goethe).

Une controverse relative à la direction de l’entreprise durant cette période perdure : plusieurs hommes d’affaires américains, dont Edsel FordHenry FordWalter TeagleC.E. MitchellPaul Warburg et W.E. Weiss, ont joué un rôle essentiel dans le développement d’IG Farben19.

 

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